De belles maisons anciennes ont été construites avec les pierres extraites des carrières du secteur.
L’église Saint Sauveur : classée « Monument historique » depuis 1919, a été édifiée au milieu du XIIème siècle, sur des fondations profondes, en forme de croix latine. La nef à 4 vaisseaux est à 2 niveaux d’élévation grandes arcanes brisées avec chapiteaux sculptés et fenêtres hautes. Le voûtement et les bas-côtés sont en ogives. La dernière travée du bas-côté sud est occupée par les fondations de la tour du clocher. Le transept donne sur le choeur mais aussi sur des chapelles latérales du chevet. Le chevet est plat, percé de 3 grandes baies en arc brisé. Le choeur est voûté d’ogives. La construction est en maçonnerie de pierre.
La nef est précédée d’un porche en forme de cloître, à dix arcades en plein cintre qui s’appuient tantôt sur des colonnes accouplées tantôt sur des fûts isolés. Une ouverture en forme de panier a été ouverte eu XVIIème siècle. La nef est précédée d’un porche en forme de cloître, à dix arcades en plein cintre qui s’appuient tantôt sur des colonnes accouplées tantôt sur des fûts isolés. Une ouverture en forme de panier a été ouverte eu XVIIème siècle.
Le clocher dont la base remonte au XIème siècle est une construction du XIIème siècle, renforcé au XIIIème siècle par des contreforts. Il a été reconstruit à l’identique en 2007. Un nouveau coq réalisé dans la tradition des compagnons bâtisseurs de cathédrales, surveille les allées et venues des habitants depuis le 22 septembre 2007.
Photo Journal l’Union
Marie-Annick Fressard, maire. Le compagnon qui a réalisé le coq. Philippe Mougin, président du Comité de Sauvegarde du Patrimoine.
L’église Saint-Sauveur, classée « Monument historique » depuis 1919, contient de nombreux objets classés. Et parmi eux, le retable de l’Annonciation datant de la Renaissance, classé « Monument historique » depuis le 23 octobre 1908. En trois volets, il représente la scène de l’Annonciation.
A gauche, l’archange Gabriel annonce à Marie qu’elle a été choisie pour être la mère du Sauveur. Marie est à droite, agenouillée, la main sur la poitrine. Entre eux, des fleurs de lys dans un vase. En calcaire coquillier, il avait subi les outrages du temps, et de l’humidité.
Confié à une restauratrice habilitée à travailler sur les monuments historiques, le retable parti à Tours pendant trois ans, est revenu à Hermonville le 19 juin 2023.
Il a été bénit par Monseigneur Etienne Vetö le 30 septembre 2023.
Un tableau en bois du XVIème siècle représente la Résurrection du Christ.
Un tableau sur toile, du XVIIème siècle, représente Saint Charles Borromée guérissant un pestiféré. Classés en 1990, restaurés récemment.
Une vierge à l’enfant en bois, du XVème siècle. Classée en 1990.
Une statue en pierre badigeonnée, datant du XVIème siècle : Saint Pierre et son trousseau de clés. Classée en 1990.
Deux consoles identiques en bois taillé peint en doré. XVIIIème siècle. Les plateaux en marbre d’origine disparus en 1914, ont été aimablement remplacés par Bernard Ullens de Schooten. Classement en 1911.
Les orgues proviennent de l’église paroissiale Saint Etienne de Reims, supprimée à la Révolution. Le soubassement date du XVème siècle, comme le suggèrent les panneaux ajourés et les écoinçons de style gothique. L’étage de la montre date du XVIIème siècle. La tribune date de 1868, le buffet de 1924.
Plusieurs restaurations ont été effectuées au fil des siècles, la dernière en 2001, par le facteur d’orgues Laurent Plet. L’inauguration a eu lieu le 16 septembre 2001.Chaque année, la Maison Plet vérifie le bon état des orgues.
Ensemble du maître autel : autel en marbre belge, tabernacle, ciborium. Acheté en 1792, il provient de l’Abbaye Saint Pierre les dames, de Reims. Daté 1766, il est signé Ducro.
Une gloire, dessus du tabernacle, en bois, très abimée, sera restaurée prochainement.
Le ciborium en pierre avec plaquage de marbre, les colonnes sont en pierre peinte en faux marbre, le couronnement en pierre peinte.
Garniture du maître-autel : 6 chandeliers et une croix d’autel en bronze doré, XIXème, XXème siècle. Le gradin d’autel est en marbre. Tous ces éléments ont été classés en 1990.
Une paire de 8 stalles en bois taillé et vernis, qui date de1845.Classement en 1990.
Un meuble de sacristie, en bois vernis et taillé, datant du XVIIIème siècle, comprenant un chasublier fermé par deux portes et une armoire latérale, ainsi qu’un buffet supérieur. Classé en 1990.
Les chapiteaux sculptés sont tous différents. Celui-ci symbolise le péché originel.
Les pieds des chapiteaux sont sculptés à l’image des bestiaires médiévaux. Pour inciter à pratiquer les vertus morales chrétiennes, les animaux choisis symbolisent une qualité. Par exemple, le lion qui est fort, symbolise la Résurrection.